Née le 7 novembre 1954 et morte le 26 juin 2023, à Paris, Ysabelle Lacamp est une chanteuse, romancière et actrice française.

Diplômée de l’Institut national des langues et civilisations orientales de Paris et de Londres, elle débuta en tant que comédienne en 1975 et apparut dans certains films (exemple : Emmanuelle, Le Marginal, Le Joli Coeur, etc.) et apparut aussi entre autres dans des épisodes de séries télévisées (exemple : Les Enquêtes du Commissaire Maigret, Les Cinq Dernières Minutes, Marc et Sophie, Fabio Montale, etc.). Par la suite, Ysabelle Lacamp a exercé en tant que doubleuse dans les séries Dynastie et Twin Peaks.
Au milieu des années 1980, elle devint écrivaine, dont son premier roman est Le Baiser du dragon, en 1986. Ysabelle Lacamp écrira ensuite plus d’une quinzaine d’ouvrages, lesquels rencontreront le succès auprès du public.
Durant sept ans, Ysabelle Lacamp organisera les rencontres littéraires d’Ajaccio Racines du ciel. Événement durant lequel, elle sera aussi membre du jury du prix Jean-Jacques Rousseau de l’autobiographie.
En 1987, elle se lance en tant que chanteuse et sort un 45 tours intitulé Baby Bop. Deux ans après, sortiront deux autres titres : Je t’aime, Je t’aime… (Gros comme un HLM) et Ne parlons plus d’amour.
Avec ensuite, née le 22 novembre 1962, à Séoul, Sumi Jo, dont la profession est soprano colorature.

Suite à l’obtention de ses diplômes de chant et de piano dans son pays, Sumi Jo va en 1983 en Italie, pour étudier le chant à l’Accademia di Santa Cecilia de Rome, notamment avec le ténor Carlo Bergonzi. Elle fait ses débuts au Teatro Verdi de Trieste en 1986 dans le rôle de Gilda de Rigoletto. En 1988, Sumi Jo se produit pour la première fois au Festival de Salzbourg dans le petit rôle de Barberines des Noces de Figaro puis elle chante tous les grands rôles du répertoire de colorature sous le conduite de chefs célèbres tels que George Solti, Zubin Mehta ou Richard Bonynge. Elle a aussi chanté de nombreux rôles rossiniens (Fiorilla, Amenaïde, Matilde, Rosina, Adèle).
Loin de se cantonner à la Reine de la Nuit qu’elle a chanté pratiquement dans tous les opéras du monde ainsi que dans nombre d’enregistrements, Sumi Jo aborda d’autres genres comme l’opéra français, qu’il soit léger (Auber, Adam, Offenbach) ou plus profond (Massenet, Gounod, Charpentier), ce qui convient particulièrement bien à sa voix.
Dotée d’une voix colorature, Sumi Jo sait également caractériser ses personnages alliant un timbre brillant avec une grande précision dans l’interprétation et elle porte notamment beaucoup d’attention au dessin de la mélodie.
En 2011, elle interprète son propre rôle dans le célèbre drame Dream High, au côté de Bae Suzy, de IU ,de Kim Soo-hyun et Ok Taec Yeon. On la retrouve à nouveau en diva en 2015 dans le film Youth de Paolo Sorrentino ; elle y interprète la chanson Simple Song #3 qui est nommée au Golden Globe de la meilleure chanson originale.
Deux personnalités qui m’ont inspiré pour la création de l’héroïne Sungmi ! Ce joli mélange de Ysabelle Lacamp et Sumi Jo ne pouvait être que envoûtant. En effet, je voulais provoquer chez le lecteur une réelle fascination ! L’embarquer, avec Léo, dans la tornade de l’Amour passionnel pour cette femme exceptionnelle.
La beauté et le charisme de Ysabelle LACAMP ont été une source d’inspiration pour construire la personnalité de l’héroïne Li Sungmi. Tout comme elle, Sungmi est eurasienne d’un père italien et d’une mère nord-coréenne.
“Des cheveux noirs lisses et attachés en arrière en un chignon (…) mettent en avant la blancheur nacrée de sa peau. Il remarque (…) de discrètes pommettes saillantes qui rappellent son côté mongol (…). Des lèvres pulpeuses (…) une élégance particulière à ce visage de Madone asiatique soutenu par un long cou gracile qui accentue un porte de tête royal. (…) de grands yeux en amande d’un vert émeraude.”
– Le Vaisseau Tortue –
En parallele, Sumi Jo est un bel exemple de la volonté des coréennes de se battre pour réussir dans un monde confucianiste où la femme est censée se cantonner à un rôle de mère au foyer. Il s’agit d’une véritable ambassadrice de l’exceptionnelle aptitude artistique des interprètes coréens. L’héroïne Sungmi partage avec elle son talent et sa personnalité hors normes.
“Il aperçoit une jeune femme habillée en hanbok bleu marine, plantée au milieu de la salle. Immobile, les yeux baissés, le visage figé, les bras croisés devant elle, elle salue tel un automate, certains invités avec une lenteur calculée.”
– Le Vaisseau Tortue –